Comment réviser en jouant: je crée mon jeu!

L’idée m’est venue au réveil!!

J’ai exposé mon idée à mes filles et bingo… elles ont adhéré! Chez moi, on adore les jeux en famille! Mes filles prennent un réel plaisir à faire un jeu tous les 4! C’était donc mon objectif final: passer un bon moment ensemble.

Voilà ma proposition: créer de nouvelles cartes pour jouer au Trivial Pursuit grâce à leurs cours de cette année (6° / 5°). Elles ont donc sorti leur cahier de français, math, anglais, SVT… et elles ont découpé des fiches dans du papier bristol.  1 couleur par matière / 1 question au recto / 1 réponse au verso. L’objectif du jour était 5 questions par matière.

Le soir, elles attendaient qu’une chose: nous poser leurs questions et pourquoi pas coincer papa et maman!! ( ce qui a parfois été le cas)

On a passé un super moment!!

Quels bénéfices, selon vous, peuvent être retirés de cette activité?

  • elles ont ré-ouvert leur cahier sans souffler
  • elles ont retravaillé la mémorisation de certaines notions en utilisant les différents canaux: le verbal en posant les questions, le kinesthésique en écrivant les questions, en manipulant les fiches et le visuel en mettant des couleurs …. et le tout, sans s’en rendre compte!!!
  • elles ont donc répété, répété.. action essentielle à toute mémorisation
  • elles ont même appris des choses qu’elles ne savaient pas encore ou qu’elles avaient oubliées en répondant aux autres questions

Pourquoi cette activité a-t-elle marché?

  • car il y avait un objectif final lié à du plaisir
  • car cela a sollicité leur créativité
  • car elles ont été actives et impliquées du début à la fin
  • car c’était LEUR jeu, inventé par elle-même: quelle valorisation!
  • car elles savaient souvent répondre,elles étaient dans la réussite: plus de frustration face aux questions parfois difficiles du trivial pursuit!

Elles ont décidé de créer de nouvelles cartes tout au long de l’été, pas pour réviser mais pour essayer de nous gagner!!!

 

Comment mémoriser mes nouvelles fiches de synthèse

memoriser fiches

Vos fiches de synthèse sont prêtes. Il faut maintenant les mémoriser et si possible pour longtemps!!

1ère étape: mettez-vous dans des conditions optimales!

  • Si vous avez un bureau, dégagez-le au maximum pour éviter de vous laisser distraire.
  • Eteignez ou éloignez votre portable pour être plus efficace! Je sais, c’est difficile mais dites-vous que chaque fois que vous allez lire un SMS, ou autre, il vous faudra 5MNS pour vous replonger dans votre travail….
  • Fixez-vous un temps précis. Gérez votre temps! Je vous ferai découvrir la méthode Pomodoro dans un nouvel article.

2ième étape: servez-vous de vos points forts!

  • vous êtes plutôt VISUEL : une fois votre fiche réalisée, faites des schémas, des graphiques ou des dessins qui vous permettent de faire une synthèse visuelle plus facile à mémoriser pour vous. Connaissez-vous les cartes mentales?
  • Vous êtes plutôt AUDITIF: n’hésitez pas à vous enregistrer en train de lire votre résumé et écoutez l’enregistrement. Vous pouvez également expliquer votre fiche à quelqu’un ou lui demander de vous poser des questions.
  • vous êtes plutôt KINESTHESIQUE: lisez votre fiche en marchant, réécrivez-la plusieurs fois en vous faisant des textes à trous, imaginez que vous expliquez cette leçon à un ami…bref, vous devez FAIRE pour apprendre!

N’hésitez pas à combiner toutes ces techniques car même si nous avons toujours un canal privilégié, pour bien apprendre,l’utilisation de tous nos sens est fortement recommandé!!

3ième étape: du général au particulier

  • Commencez par apprendre le plan de votre leçon. Il est important d’avoir une vision globale du cours et de le visualiser dans sa totalité. Dans un jeu, vous devez comprendre le but du jeu pour pouvoir trouver votre stratégie et jouer. Là, c’est pareil! Apprenez d’abord le plan avant d’y inclure des détails supplémentaires!
  • Puis apprenez les arguments ou les idées à retenir pour chaque paragraphe
  • Enfin, ajoutez les exemples, les détails, les anecdotes…

4ième étape: mémoriser, c’est répéter!!

Si vous vous contentez d’apprendre votre fiche 1 seule fois, sachez que vous oublierez tout très vite!! Et c’est normal… ce n’est pas parce que vous n’avez pas une bonne mémoire, mais parce que notre mémoire a besoin de répétitions espacées et précises pour être efficace!

Voici un graphique qui représente cette théorie, d’après les recherches de Tony Buzan.

Pour retenir une information ou un cours sur le long terme, au moins 5 révisions sont nécessaires.

10 mns après / 24 h après / 7 jours après / 1 mois après / 6 mois après

Tenez-en compte pour planifier vos révisions, ça marche!!

5ième étape: anticipez et visualisez!

Anticiper : imaginez les questions que l’on pourrait vous poser, préparer vos réponses. Demandez à un ami ou à un membre de votre famille de vous poser des questions. Cherchez sur internet: il existe de nombreux sites éducatifs pour vous permettre de vous entraîner.

Visualiser: Quand vous apprenez vos fiches, visualisez-vous le jour J!

  • Vous allez être interrogé à l’oral: imaginez la salle, voyez-vous en train de répondre à l’examinateur.
  • Vous allez faire une dissertation: voyez-vous assis(e), tout le matériel prêt ( feuille, stylos, eau..) et visualisez en train de remplir votre copie remplie grâce à  tous les éléments appris!

POURQUOI? Car notre cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire! Si vous vous préparez bien à l’avance, vous évitez le stress de l’inconnu et votre cerveau va être plus réactif car les connexions ont déjà été faites au moins une fois! (sujet à approfondir!!)

 

 

 

 

 

Les 3 étapes pour des fiches de révision efficaces

fiche de révision

Le printemps est là!  Mmm…bientôt l’été, la plage !!

Oups, il faut d’abord penser aux révisions pour passer sereinement tous vos examens !

Comment s’y prend-on pour réaliser des fiches de révision de  manière efficace ? Est-il vraiment utile de faire des fiches ?

Ceux qui n’en font pas avancent souvent ces arguments:

  • c’est trop long
  • ça fait perdre du temps
  • je ne sais jamais ce qui est important et ce qui ne l’est pas
  • j’ai l’impression de ne pas tout apprendre
  • etc…

Les fiches de révision sont très utiles si elles sont bien faites !

Imaginons que vous vouliez faire une fiche de votre leçon d’histoire. Je vous guide:

Première étape

1- Avant de vous lancer tête baissée dans la rédaction, commencez par relire l’introduction, la problématique, les titres et sous-titres des différents paragraphes et la conclusion de la leçon. Cela va vous permettre d’avoir une vision globale du cours. Avant d’aller dans le détail, il est essentiel que vous compreniez la logique du cours. J’apprends quoi ? Est-ce que j’ai compris la problématique posée en début de leçon et est-ce que je sais maintenant y répondre ?

Avant de pouvoir résumer, il faut comprendre, donner du sens! C’est indispensable de  comprendre l’objectif du cours, l’enchaînement logique des différentes parties qui mènent à la conclusion.

Deuxième étape

2- Relisez maintenant le contenu des paragraphes et surlignez les éléments qui vous semblent importants, ceux qui permettent d’argumenter, d’expliquer le point étudié. Cela peut être des définitions, des dates clés, des mots-clés, des exemples mais il ne s’agit pas de surligner tout le texte. Si vous avez bien compris la logique du cours, vous saurez identifier les éléments importants.

Troisième étape

3- Maintenant, vous pouvez prendre votre fiche bristol. Tout le travail a été préparé dans la première étape, il suffit juste de l’écrire. Notez bien:

  • Le titre de la leçon,
  • L’introduction,
  • La problématique: à quelle question dois-je savoir répondre à la fin de ce cours?
  • Les titres et les sous-titres.
  • La conclusion

Pour chaque paragraphe, notez des mots-clés, des chiffres, des dates , faites des schémas, des dessins…si vous devez écrire des phrases, rédigez-les avec vos propres mots.

Utilisez de la couleur, aérez, il faut que ce soit agréable à regarder pour avoir envie de l’apprendre.

Vous l’aurez compris, faire une fiche de révision efficace vous aidera à:

  • mieux comprendre
  • structurer et organiser vos idées
  • aller à l’essentiel
  • commencer la mémorisation

Les 4 conséquences néfastes de la peur de se tromper

Cet article est le résumé d’une vidéo consultable sur YouTube sur la chaîne Tex Talk.

Claire Blondel évoque un des problèmes , typiquement français, qui pénalise de nombreuses personnes tout au long de leur parcours scolaire mais également dans leur vie professionnelle par la suite. Ce problème, c’est la PEUR de l’échec. Selon Claire B., mais je partage son avis et c’est la raison pour laquelle ce sujet me tient à cœur, ce problème vient de notre éducation. En effet, on nous a tellement répété  qu’il ne fallait PAS SE TROMPER que cette règle est ancrée au plus profond de nous-même.

Claire B. s’appuie sur son expérience personnelle car elle a deux filles qui ont débuté leur scolarité en Asie et qui sont maintenant scolarisées en France. Petit à petit, elle a vu leur enthousiasme par rapport à l’école diminuer.Un jour, sa fille de neuf ans lui a dit: « Maman, je suis fatiguée d’avoir peur de me tromper! » C’est dur, non??

Puis elle évoque ensuite les 4 conséquences néfastes que ces règles ont sur les enfants:

  • L’INTOLÉRANCE:  En France on fonctionne avec certains codent ( d’écriture, d’orthographe, de mesure), on doit les appliquer et c’est normal! Mais il faut enseigner aux enfants qu’il y a dans le monde autant de codes que de cultures ! Aucun code ne prévaut sur un autre, ils sont juste différents.
  • LE MANQUE D’ESTIME DE SOI: On perd l’estime de soi quand on commence à accumuler les mauvaises notes. Que ressentiez-vous quand vous aviez cette copie remplie de rouge et qu’en plus il fallait la montrer à vos parents ? De la colère, un sentiment d’injuste, peut-être de la honte mais sûrement une mauvaise image de vous-même. A force, on peut même se convaincre qu’on « est nul » et qu’il ne sert à rien de travailler! Dans ces cas-là, il est grand temps de remettre en avant les forces de l’enfant, ses réussites et non ses échecs pour retrouver une meilleure estime de soi!
  • LE MANQUE D’AUTONOMIE FACE  A L’ERREUR: Dans notre système c’est toujours un adulte (parent / enseignant ) qui valide le travail de l’élève au final. Donc, très souvent, l’enfant ne travaille pas pour lui-même, il essaie de pas se tromper par pour lui-même mais pour faire plaisir à l’adulte, pour éviter de ne pas se faire réprimander par l’adulte qui l’évalue. Alors ne serait-il pas intéressant d’apprendre à nos enfants à détecter leurs erreurs tout seul( en leur donnant la fiche de correction à consulter par exemple! ça, c’est une idée à moi!!) afin qu’ils deviennent des adultes plus autonomes ?
  • LE MANQUE DE PERSÉVÉRANCE: Une phrase de Winston Churchill dit: » Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme« . Apprenons à nos enfants à faire des erreurs, à vivre avec ces erreurs et à continuer à avancer ! Car si on interdit de se tromper, on crée de l’immobilisme.

« Il est temps de rentrer dans une nouvelle ère, une ère de fin d’interdiction, une ère dans laquelle nous allons donner à nos enfants le droit de se tromper. » Claire B.

« Apprenez votre leçon, évaluation à la prochaine séance ! »

Vous l’avez tous entendu cette phrase ! On l’entend très tôt à l’école, dès le CP en fait. Le prof a fait son cours , il a donné des exercices à faire, en classe, à la maison, il les a corrigés , a demandé si tout le monde avait compris, pas d’objections : on est prêt pour l ‘évaluation ! Oui, car il y a le programme, on a déjà passé tant d’heures sur ce point, il faut avancer.

Chaque élève rentre chez lui et là, autant de scénarii possibles que de familles et de profils d’élèves.

– Chez l’un, les parents sont encore au travail, il se retrouve donc seul face à cette leçon et comme il ne l’a pas bien comprise mais qu’il n’a pas osé le dire, il n’arrive pas à l’apprendre.

– Chez l’autre, les parents sont là mais ils ne veulent pas mettre leur nez dans les devoirs, ils en ont assez eu eux-mêmes, basta ! Par chance l’enfant y arrive tout seul , il a tout compris et il a trouvé sa méthode pour apprendre, no problem ! Ou, autre cas de figure, il n’a pas tout compris, mais il sait que personne ne peut l’aider, il abandonne.

– Chez un autre, les parents cessent toute activité, ils se rendent disponibles pour le temps des devoirs mais pourtant ça ne fonctionne pas car l’enfant ne comprend pas leurs explications, ils n’arrivent jamais à se comprendre.

Et on pourrait continuer encore , car il doit exister d’autres cas de figure !

Alors, vous avez tous envie de dire : « Oui, bon quoi, ça a toujours fonctionné comme ça ! Il y a toujours eu des profs qui expliquent mieux que d’autres, qui s’investissent plus que d’autres, des élèves qui apprennent mieux que d’autres et des familles aux profils différents !» Chaque partie trouve toujours de bons arguments pour se défendre et je ne les juge pas car j’ai été dans les deux camps et c’est très complexe !

Mais LE problème,celui qui devrait TOUS nous mobiliser, nous rassembler et non nous diviser,c’est qu’au milieu, il y a des enfants, des adolescents qui eux, n’ont rien demandé. Ils veulent juste grandir, ils veulent juste se préparer à rentrer dans la vie active et à devenir des adultes épanouis !

Car, je suis convaincue qu’ils veulent tous réussir, que personne ne choisit volontairement de rater sa scolarité. Pourtant, d’après les derniers chiffres annoncés :

« Les décrocheurs, les élèves de 16 à 25 ans qui quittent le système de formation initiale sans avoir obtenu de diplôme professionnel ni le baccalauréat, en France, sont estimés à 140 000 en moyenne chaque année.» (www.education.gouv.fr)

Non, je ne vais pas vous révéler la solution miracle mais juste une réflexion, une idée qui vient à l’esprit quand on prend du recul justement et quand on prend le temps de faire des recherches sur le sujet.

Revenons à notre situation initiale : « Apprenez votre leçon, évaluation à la prochaine séance! ». Chacun rentre chez soi.

Si chaque enfant de la classe rentrait en sachant comment s’y prendre pour l’apprendre cette leçon !!

Percevez-vous la différence ? Je ne vais pas tout reprendre mais vous voyez bien tous les changements pour la suite, n’est-ce-pas ? Qu’il soit seul, pas seul, il est autonome et peut apprendre sa leçon.

J’entends votre voix intérieure – oui, oui, ces questions je me les suis posées moi-même des centaines de fois !! – qui vous dit : « Oui, mais ça dépend aussi de l’environnement, de la motivation de l’enfant, de la situation familiale….. » D’accord, mais ce sont d’autres sujets à traiter ultérieurement, c’est un vaste sujet l’apprentissage !!

Ne serait-ce pas normal qu’un élève qui va à l’école pour apprendre, de nombreuses matières , dès la primaire, apprenne aussi comment faire pour faire rentrer toutes ces données dans sa tête et pour qu’elles y restent, si possible ?

Pensez-vous qu’un boulanger pourrait apprendre à faire du pain juste en lisant des recettes et en trouvant tout seul sa technique pour le faire ? Non, il a besoin que son formateur lui montre les gestes, les techniques pour le réaliser.

Alors, pourquoi n’apprend-on pas à apprendre quand on va à l’école?

Si c’était inné, tout le monde y arriverait, n’est-ce-pas ? Moi, sur le terrain, j’ai surtout rencontré des jeunes qui apprenaient facilement, voire plus ou moins facilement et d’autres qui n’y parvenaient pas du tout ! Alors, il doit bien y avoir des méthodes : si ça marche pour certains, pourquoi pas pour tous ? Comment font-ils ceux qui réussissent ?

Ce serait peut-être intéressant de dédier un temps scolaire à la METHODE afin que chaque élève possède les outils pour s’approprier les connaissances, de manière autonome et responsable. Certains enseignants le font déjà car ils ont identifié ce besoin et se sont formés personnellement mais la majorité n’ont jamais été sensibilisés à l’acte d’apprendre. Ils font comme ils peuvent, souvent comme ils ont appris eux-même et en respectant les instructions officielles !

Il faudrait vraiment que chaque enseignant soit formé à « apprendre à apprendre », très tôt dans sa carrière, car si c’est important de maîtriser ce que l’on enseigne, c’est aussi très important de savoir comment l’enseigner. Comment agir face à des profils d’élèves différents ? Comment leur apprendre à comprendre, à mémoriser, à réfléchir ?

Pour faire en sorte que chaque élève qui entend cette phrase : « Apprenez votre leçon, évaluation à la prochaine séance ! », rentre confiant à la maison avec les outils qui lui permettent de relever le défi.